Pour une politique africaine de la France davantage humaniste
Lundi 7 juillet 2008Thème : International
Après les « indépendances » des pays africains dans les années 1960, les Occidentaux, y compris ceux membres de l’actuelle Union européenne, avaient favorisé des régimes à parti unique sous le prétexte de la lutte contre le communisme. Cette politique faisait ainsi entrer ces États africains nouvellement constitués dans la guerre froide. Des forces progressistes furent écartées du pouvoir souvent de manière violente . Alors que la chute du mur de Berlin en 1989 et la dislocation de l’URSS laissaient présager un changement d’orientation vers plus de démocratie et d’alternance politique, rien de tel ne se produisit. Certes la zone d’influence française compte quelques pays qui connaissent une alternance politique, gage d’une certaine vitalité démocratique – allusion au Bénin, Mali, au Niger et au Sénégal – et d’autres où le processus, espérons-le, est en train de se mettre en marche. Toutefois, nous constatons que les récents événements ne semblent pas augurer d’un changement dans le « pré-carré » français.
Nous pensons que le Parti Socialiste ne peut faire l’économie d’un débat sérieux sur le bilan de cette coopération ayant généré des régimes pour la plupart moins enclins, voire pas du tout, aux processus démocratiques. La politique africaine de la France, constatons-nous, n’a pas du tout évolué depuis la période de la guerre froide. En effet, le statut quo a primé au point de nier aux peuples africains le droit à la promotion de la démocratie et de l’alternance, éléments pouvant garantir la stabilité politique.
Premiers signataires : G-H. Lonsi Koko (BF, Paris, ESR ), N. Azmy (Comité National pour la Diversité), K. Yamgnane (CN), Meschac Dovi (Secrétaire de section, 91, ESR), F. Douhane (CN), D. Banguiya.

