De la punition à la réinsertion : une nouvelle justice à réinventer
Thème : Justice
La justice est l’expression de la société : une société violente produira une justice surtout punitive, une société inégalitaire rendra une justice à double vitesse ; au contraire, une société respectueuse des principes moraux universels sera plus humaine, celle-ci correspond à notre idéal.
Aujourd’hui, la justice préfère les internements lourds, indignes, sans activer les moyens humains et matériels de la réinsertion. Un fait divers médiatisé est immédiatement exploité pour voter une loi. Le raidissement des positions idéologiques, les appels à la moralisation, voire à la sanction des parents défaillants viennent alimenter une demande fantasmatique du risque zéro. La promesse fallacieuse d’une sécurité totale, provoque un unanimisme troublant, trahissant un déclin des politiques publiques et le désengagement progressif de l’état dans l’éducatif.
Un projet ambitieux de réforme de la justice peut trouver l’assentiment populaire, pour peu qu’on l’explique par une communication transparente. Un tel projet serait le symbole fort d’une politique de gauche qui remet l’homme, qu’il soit coupable ou victime, au cœur du système judiciaire.
Premiers signataires de la section de Franconville : Colette Levaillant (secrétaire de la section, conseiller municipal), Gérard Sebaoun (2ème vice président du conseil général du Val d’Oise, conseiller municipal), Antoine Raisseguier (conseiller municipal), Marcel Sanguin (membre du bureau du CESC national), Steven Dutartre
